Justine BO

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Justine BO
© Francesca MANTOVANI

Réalisatrice et écrivaine française, Justine Bo entre en littérature en 2013 avec la publication de son premier ouvrage, Fils de Sham : éloge de la déchéance, dans lequel elle évoque son expérience en Syrie dans le cadre d’un échange universitaire en 2010, soit en pleine guerre civile. Le roman connaît un certain succès et Justine Bo en publie un deuxième en 2014, Des griffures invisibles. Ces deux livres et les suivants explorent les liens entre l’Orient et l’Occident, son dernier ouvrage ne fait pas exception. En effet, en 2026 paraît chez Gallimard Si tu traverses les eaux, le récit d’une jeune femme ayant fui la Bessarabie en 1923.

Bibliographie

  • Fils de Sham : éloge de la déchéance, Diabase, 2013
  • Des griffures invisibles, Diabase, 2014
  • Le Type qui voulait arrêter de mourir, Editions des Equateurs, 2016
  • Si nous ne brûlons pas, Editions des Equateurs, 2018
  • Onanisme, Grasset, 2019
  • Alphabet, Grasset, 2022
  • Eve Melville, Cantique, Grasset, 2024
  • Si tu traverses les eaux, Gallimard, 2026

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Si tu traverses les eaux

Résumé de l'œuvre

« Clandestine, Jenine Ring. La fuite faite chair, le reflux de la mer, sa disparition. Elle en aura connu, des hôtels, moi qui ai aperçu sa vie, je peux le dire, elle avait dormi dans plus de draps et sur plus de sommiers que tous les aventuriers du globe. »

En 1923, l’hôtel Atlantique est l’antichambre de l’Amérique. Là, les exilés attendent et espèrent. D’une épreuve à l’autre, les souvenirs se mêlent pour former un tissu mythologique : les vies qu’on abandonne, celles qu’on s’invente, les objets perdus et les talismans, les mots qui n’ont plus cours, les visages de ceux qu’on a quittés. C’est ici qu’une jeune femme dans un manteau d’hermine devient Jenine Ring. Dans le temps diffus qui la sépare du rêve américain, celle qui part sera aidée par celles qui restent, Maria et Edith — avant que la narratrice, trois générations plus tard, ne retrouve sa trace auréolée à Miami.

Au-delà de la distance parcourue, Si tu traverses les eaux saisit la mémoire qui se déplace et, d’une langue fabuleuse de beauté, l’impalpable vérité des cœurs humains.