Ryoko SEKIGUCHI
Écrivaine, poétesse et traductrice japonaise, Ryoko Sekiguchi publie en japonais depuis 1988, elle est traduite en français depuis 1999 et écrit en français depuis 2003. Elle est lauréate du Grand Prix de la Traduction 2016 au Japon pour Solibo magnifique de Patrick Chamoiseau. Elle obtient également en 2022 le Grand Prix SGDL de la Non-Fiction pour 961 heures à Beyrouth publié chez P.O.L. Enfin, en janvier 2026, paraît son dernier ouvrage chez P.O.L, Venise, millefleurs, qui dessine le tableau d’une Venise délicate et vivante.
Bibliographie
- Deux marchés,de nouveau., P.O.L, 2001
- La Voix sombre (roman)., P.O.L, 2015
- Nagori, la nostalgie de la saison qui s'en va., P.O.L, 2018
- Le curry japonais : dix façons de le préparer, avec Famille Roellinger., Les Éditions de l'Épure, 2021
- 961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)., P.O.L., 2021
- L'appel des odeurs, P.O.L., 2024
- Venise, millefleurs, P.O.L., 2026
Résumé de l'œuvre
Et si l’esprit d’un lieu se révélait moins dans ses monuments historiques que dans les choses les plus évanescentes, ses fleurs, ses odeurs et ses saisons ? À partir de l’herbier d’Ilaria, botaniste vénitienne du XIXe siècle, Ryoko Sekiguchi imagine un roman par lequel appréhender l’âme végétale de Venise. Guidée par ce double d’un autre temps, elle part à la rencontre de celles et ceux qui aujourd’hui défendent une ville irriguée par la nature, entre potagers de centres pénitentiaires et hôpitaux psychiatriques. L’enquête de la narratrice devient alors un portrait romanesque de la ville qui rend la parole aux femmes : « Sans doute étais-je lassée du nombre de romans écrits sur Venise par des hommes qui projetaient sur la ville une image féminine pour mieux la fantasmer. »
Constitué de récits documentaires, de fragments de l’herbier d’Ilaria, de visions poétiques et lettres adressées à la disparue, à la manière des Lettres persanes, ce roman est aussi bien un dialogue avec le passé de la ville qu’une tentative presque chamanique d’agir pour son avenir. Un dialogue hors du temps, entre réel et imaginaire, qui dessine le tableau d’une Venise délicate et vivante, où l’écriture parvient à restituer son âme végétale.