Olivier MANNONI
Journaliste et traducteur français, Olivier Mannoni est l’auteur de près de deux cents traductions d’auteurs emblématiques allemands tels que le philosophe Peter Sloterdijk, Sigmund Freud, Stefan Zweig ou encore Frank Witzel. Il a également écrit plusieurs livres centrés sur des biographies d’écrivains et sur l'histoire de l’Allemagne, tels que Günter Grass, l’honneur d’un homme, publié chez Bayard en 2000, Manès Sperber, l’espoir tragique paru aux éditions Albin Michel en 2004 ou encore le recueil sur l'humour de Sigmund Freud chez Payot en 2015. Il remporte en 2018 le Prix Eugen-Hemlé pour l'ensemble de son œuvre. De plus, en 2023, il est lauréat du Prix de l'essai Charles-Oulmont pour Traduire Hitler, dans lequel il revient sur son expérience singulière de traducteur de Mein Kampf. Sa dernière traduction paraît en 2026 chez Garnier-Flammarion, il s’agit de La Mort à Venise de Thomas Mann.
Bibliographie
Manès Sperber : l'espoir tragique (préf. Jean Blot), Paris, Albin Michel, 2004
La Fin de Selb : une enquête du privé Gerhard Selb, Bernhard Schlink, Gallimard coll. « Série Noire » 2009
L'Inconscient, Sigmund Freud, Payot, 2013
Après nous le déluge, Peter Sloterdijk, Payot, 2016
Historiciser le mal : une édition critique de Mein Kampf, sous la direction de Florent Brayard et Andreas Wirsching, Fayard, 2021
Traduire Hitler, Paris, Héloïse d'Ormesson, 2022
Coulée brune : Comment le fascisme inonde notre langue, Paris, Héloïse d'Ormesson, 2024
La Mort à Venise, Thomas Mann, Garnier-Flammarion, 2026
Résumé de l'œuvre
La Mort à Venise
Écrivain vieillissant couvert d'honneurs, Gustav von Aschenbach a consacré sa vie à son art. Lassé de son travail austère, il se rend à Venise où il s'éprend désespérément de Tadzio, un adolescent polonais d'une grande beauté. Mais tandis qu'Aschenbach s'abîme peu à peu dans l'obsession, croyant voir en Tadzio l'incarnation du Beau auquel il a toujours aspiré, le choléra se répand en ville... Chef-d'oeuvre de Thomas Mann, La Mort à Venise (1912) est autant l'histoire d'une fascination destructrice qu'une réflexion sur la création artistique et les forces qui l'animent.