Gabriel JOSIPOVICI
Né en 1940 à Nice, Gabriel Josipovici est un romancier, dramaturge et critique contemporain britannique. Pendant les années de guerre ses parents, réfugiés juifs, trouve asile dans un village des Alpes. Puis entre les années 1945 et 1956, il vit au Caire, en Egypte, où il fait ses études. En 1956, il émigre avec sa mère en Angleterre, où il réside toujours. Ses écrits sont traduits dans plusieurs langues et ont été salués par la critique pour leur caractère innovant. Ses premiers romans traduits en français Deuxième personne à la fenêtre (Ulysse-Fin de siècle, 1988) et Contre-jour. Triptyque d’après Pierre Bonnard (Gallimard, 1989), ont contribué à faire connaître son œuvre dans le paysage littéraire français. Son œuvre poursuivant publiée par Quidam comprend Moo Pak (2011), Tout passe (2012), Goldberg : Variations (2014), Infini, l’histoire d’un moment (2015), Dans le jardin d’un hôtel (2017), Hôtel Andromeda (2021) et Le Cimetière à Barnes (2026). Dans ce dernier ouvrage, Gabriel Josipovici piège le lecteur dans une expérience bouleversante de relativité narrative où ce qu’on lit se transforme à mesure qu’on le lit : chaque phrase parle d’autre chose que ce dont elle semble parler. Le livre est dédié à Bernard Hoepffner, longtemps traducteur de l’auteur.
Bibliographie
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Contre-jour. Triptyque d'après Pierre Bonnard, traduit de l’anglas par Alain Bony, Gallimard, 1989
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Moo Pak, traduit par Bernard Hœpffner, Quidam Éditeur, 2011
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Tout passe, traduit par Claro Meudon, Quidam Éditeur, 2012
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Goldberg : Variations, traduit par Bernard Hoepffner, Quidam Éditeur, 2014
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Infini - L'histoire d'un moment, traduit par Bernard Hoepffner, Quidam Éditeur, 2016
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Dans le jardin d'un hôtel, traduit par Vanessa Guignery, Quidam Éditeur, 2017
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Le Cimetière à Barnes, traduit par Vanessa Guignery, Quidam éditeur, 2025
Résumé de l'œuvre
Un homme aux plaisirs simples met en œuvre une routine thérapeutique et monotone pour échapper au fardeau de son passé perturbé. Roman aussi bref qu'intense, méditation subtile sur la mort et le désir, Le Cimetière à Bornes s'ouvre sur un ton élégiaque pour doucement verser dans quelque chose de sombre et d'inquiétant. Voix et intrigues s'entrecroisent, étroitement liées en une seule histoire qui se déploie autour d'un traducteur qui déménage de Londres à Paris, puis au Pays de Galles, théâtre d'un incendie inattendu. La beauté du métier de traducteur disait-il, c'est que vous pouvez faire n'importe où et vous n'avez jamais besoin de rencontrer votre employeur. Lorsque la traduction est terminée, vous l'envoyez et, au moment venu, vous touchez le reste de vos honoraires. Entre-temps, vous avez commencé traduire le prochain livre.