Auteur / Autrice

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Jakuta
Alikavazovic
Photo de Jakuta Alikavazovic, Francesca Mantovani
Biographie

Jakuta Alkavazovic est une romancière et traductrice française, née en 1979 à Paris, d’une mère bosniaque et d’un père monténégrin. Très jeune, elle trouve refuge dans la littérature suite au conflit qui ravage le pays d’origine de ses parents dont les échos l’ont marquée. Ancienne élève de l’École normale supérieur de Cachan, elle a séjourné aux Etats-Unis, en Écosse et en Italie. Tout d’abord, elle est autrice pour la jeunesse. En 2006, elle publie Histoires contre nature, un recueil de nouvelles qui révèle un imaginaire original et une plume prometteuse, qui obtient en 2007 la Bourse écrivain de La Fondation Lagardère. Cette même année, Corps Volatils (éditions de l’Olivier), son premier roman paraît, il est récompensé par le prix Goncourt du premier roman en 2008. La Blonde et Bunker (éditions de l'Olivier, 2012) reçoit la mention spéciale du Prix Wepler en 2012.

Bibliographie
  • Leçon d'équilibrisme no 1, L'École des loisirs, 2004
  • Holmes et moi, L'École des loisirs, 2004
  • Corps volatils, l'Olivier, 2007
  • Le Londres-Louxor, l'Olivier, 2010
  • La Blonde et le Bunker, l'Olivier, 2012
  • Irina vs Irina, L'École des loisirs, 2012
  • L'Avancée de la nuit, l'Olivier, 2017
  • Comme un ciel en nous, Stock, 2021
Résumé de l'oeuvre

Comme un ciel en nous, Stock, 2021

 

Traversé d’ombres nocturnes, de fantômes du passé, de glissades pieds nus sous la Vénus de Milo, ce livre joyeux et mélancolique illustre l’intention de Jakuta Alikavazovic : « Je suis venue ici cette nuit pour redevenir la fille de mon père ». Cette nuit dont elle parle, selon les faits, est celle du 7 au 8 mars 2020, qu’elle aurait passée au musée du Louvre, section des Antiques, salle des Cariatides, avec un sac en bandoulière dans lequel il y a, entre autres, une barre de nougat illicite. Cette nuit, se fait le relais de souvenirs. Un père qui ne sait pas bien parler le français, né en 1951 dans un village du Monténégro, parti de la défunte Yougoslave, qui vient à Paris par amour, par fuite, pour voir le Louvre. Ce portrait du père exilé à qui l’on dit que « sa fille ne parlera jamais français », flâne avec sa fille entre les œuvres du Louvre. Il lui laisse alors un héritage, une demande « Et toi, comment t’y prendrais-tu pour voler la Joconde ? »

Extrait de l'oeuvre

« La nuit du 7 au 8 mars 2020, je l’ai passée au Louvre, seule. Seule et à la fois tout sauf seule.

 

Dans la section des Antiques. Dans la salle des Cariatides ; même si j’ai été contrainte, au cours de la nuit, de déplacer mon lit de camp. Car les lieux ont une âme, les lieux ont une vie, surtout dans le noir ; et il arrive que les endroits les plus visités, les plus arpentés, se déploient une fois vides et se vengent à leur façon, en chassant ceux qui auraient eu la présomption de s’attarder. »